Iris, châle en pur cachemire appelé pashm, le duvet de la chèvre hircus.

Les femmes du Cachemire l’ont nettoyé, cardé et filé à la main, les tisserands l’ont transformé en pashmina, l’ étoffe faite de pashm, et les maîtres brodeurs, des hommes aussi, l’ont brodé à la main dans la vallée de Srinagar exclusivement pour

L E   C A C H E M I R I E N   2007
Pamposh, manteau d’été en pur cachemire naturel, appellation pashmina.

Il a été nettoyé, cardé, filé, tissé et brodé à la main au fil de soie par les maîtres brodeurs qui accompagnent le travail de création de Rosenda Meer.

Pièce unique, doublée de soie caresse, donc la fabrication a demandé deux ans de travail.

L E C A C H E M I R I E N 2008


Jungli, manteau droit en pur cachemire vert henné, appelé pashmina.

Il a été entièrement travaillé à la main selon les méthodes traditionnelles, patrimoine des artisans du Cachemire qui collaborent avec Rosenda Meer. Elle drape et coupe tous les models et dessine tous les motifs des broderies.

Pièce unique doublée de soie rouge cerise.

L E C A C H E M I R I E N 2006


Ovis, châle en pur cachemire, appelé pashmina.

Il a été nettoyé, cardé, filé et tissé à la main au Cachemire, selon une technique particulière qui permet aux tisserands d'obtenir un effet bouclé .

Par la quantité de pashmina employé ce tissage est particulièrement chaud.

L E C A C H E M I R I E N 2009


Khanderdar, châle en pur pashmina donc la couleur ivoire naturelle en fait un magnifique cadeau de mariage. Le motif de rosaces conçu par Rosenda Meer, réalisé de façon exquise par les brodeurs du Cachemire, évoque les vitraux des cathédrales tout en restant encré dans la tradition du motif floral propre à l'art islamique dont le châle du Cachemire est une expression.

L E C A C H E M I R I E N 2008


Kashir, le châle sur le fond, est un châle « kani », une vraie prouesse d'art textile.

Le paysage abstrait qui représente la vallée, est un dessin original de Rosenda Meer qui prend ici le contre-pied sur la tradition. Au sol est étalé le sari Agra, un tissage jacquard de Bénarès et la jeune femme dans la tunique Hawa, en mousseline de soie réversible, roulottée à la main, drape sur son épaule l'étole Axi en pur pashmina réversible, rehaussée d'une broderie réversible.

L E C A C H E M I R I E N 2006


Girasole, robe en soie « muga » filée et tissée à la main, dont la couleur dorée est naturelle. Cette pièce unique est portée sur une robe en crêpe de soie coupée en biais.

L E C A C H E M I R I E N 2008


Persepolis robe en crêpe de soie bleu nuit, dont les grands poignés bijoux sont brodés à la main au fil d'argent par un des dernières maîtres d'un savoir faire en voie de disparition au Cachemire. Pièce unique.

L E C A C H E M I R I E N 2005


Sher-y-Kashir, châle en pur pashmina mauve, nettoyé, cardé, filé et tissé à la main au fil de soie. Le motif de la broderie est une libre interprétation de Rosenda Meer d'une miniature indienne appartenante à la collection Aga Khan.

L E C A C H E M I R I E N 2006


Chanddar, coupé dans un sari en mousseline de coton blanc brochée à la main de fils d'argent, ce petit caraco à capuche est agrémenté d'une série de petits boutons de nacre et de boutonnières faites à la main sur le devant et sur les manches.

L E C A C H E M I R I E N 2005


Sous le caraco, cette robe à larges bretelles argentées, au drapé dorsale, enveloppe le corps comme une nuage. Pièce unique.

L E C A C H E M I R I E N 2005


Galliera. D'une élégance intemporelle, cet ensemble robe et manteau ont été drapés et coupés par Rosenda Meer dans un sari en satin de soie de Bénarès, aux roses brochées et les bordures dorées. Pièce unique.

L E C A C H E M I R I E N 2007


Shabnam, faite à partir d'un sari de Bénarès en soie iridescente brochée à la main de fils d'or, une robe délicate comme la rosée du matin qui témoigne d'un vrai savoir faire du Cachemirien : traduire le sari dans un habit occidental sans le trahir, ni gaspiller son étoffe précieuse. Pièce unique

L E C A C H E M I R I E N 2008


Sani, manteau en « spourouk » doublé de pashmina naturel. Pièce unique entièrement faite à la main. Sur le fond, Char Mosoom, manteau quatre saison en pur pashmina brodée à la main, une pièce unique qui à demandé presque trois ans de travail.

L E C A C H E M I R I E N 2004


Nagar, veste rouge tibétain en « spourouk », qui signifie fourrure, une fourrure non violente que Rosenda Meer trouve dans une région himalayenne. Une laine filée et tissée à la main qui est en suite bouillie, brossée et battue. Cette pièce unique est doublée de soie » khadi », l'étoffe de la liberté.

L E C A C H E M I R I E N 2009


La Sposa, coiffe d'une robe de mariée en satin de soie et organza brochée.

L E C A C H E M I R I E N 2006


Derviche, ensemble trois pièces composé d'une chemise fermée latéralement par des boutons bijoux en turquoise et or, une large jupe à la taille plissée et un grand ourlet, une veste courte en « spourouk » blanc naturel et soie khadi.

L E C A C H E M I R I E N 2008


La Sposa, ensemble de mariée composé d'une robe fourreau coupée en biais, une courte veste fermée sur le dos par une série de petits boutons de véritables perles en satin de soie, une jupe longue et une coiffe coupées dans un sari en organza brochée.

L E C A C H E M I R I E N 2006

TEXTILES NOMADES ET COULEURS D’UNE PASSION

Camaïeu de châles, robes drapées, chemises de voile, une collection aux sources de l’Inde.

Au Cachemirien Rosenda Meer lance ses invitations au rêve et au voyage. Cette créatrice d’origine italienne sait évoquer, au fil de sa sensibilité, un monde de lumière et d’ailleurs, dont les couleurs douces semblent caresser l’air.
Les robes drapées de vestale, à réchauffer en cas de brise d’un manteau en pur pashmina, les longues chemises magnifient une silhouette altière. Le passé et le présent se font écho.
Rien ne serre, tout coule, le vêtement se fait souffle rosé, bleuté, orangé, aux couleur d’un crépuscule imaginaire.
S’étant mariée au Cachemire en 1988 et ayant reçu en cadeau de noces un châle qu’elle considère comme « un bijoux tissé », cette aventurière du beau a choisi de faire partager les couleurs de sa passion.
C’est à quatre mille mètre d’altitude, sur les hauts plateaux du Changtang, entre le Ladakh et le Tibet occidental, que la chèvre hircus donne l’une des laine les plus fines au monde.
La force de Rosenda Meer est d’adapter à une tradition lourde de quatre siècle, et originaire de Perse, les couleurs de son temps.
Depuis 1995, date de l’ouverture du Cachemirien, elle confie ses dessins et ses gammes de nuances aux artisans avec lesquelles elle travaille, d’où ces pièces uniques doublées de soie et finies à la main, ainsi qu’un impressionnant camaïeu de châles brodés.
Ici le luxe coïncide aussi avec un travail sur mesure au gré des commandes particulières.
Autant de parures cocon dans lesquelles il fait bon s’envelopper et qui portent en elles l’âme de tous les métissages. Rosenda Meer recherche à partir des tissus la source d’une culture, d’une humanité et des traditions.

Laurence Benaim

LE CACHEMIRIEN
13, rue de Tournon
75006 Paris
www.lecachemirien.com

MADAME FIGARO

Rosenda
Passions indiennes

L’Inde est pour Rosenda, créatrice de vêtements à Paris, une source d’inspiration. Et d’engagement: elle y soutient activement les artisans au savoir-faire ancestral. A la rencontre de jeunes teinturiers, nous l’avons suivie au Kerala.

PAR PATRICIA BOYER DE LATOUR
REPORTAGE

Cachemires de Srinagar, brocarts de Bénarès, mousselines du Bengale ou organzas brodés du Kerala… Rosenda Arcioni Meer a toujours voulu faire connaître les tissus légendaires de l’Inde. Mieux, elle les a adaptés à nos vies d’Occidentales. C’est tout un art, où n’entre ici aucun écho folklorique. Elle s’en acquitte avec une grâce très sûre, proposant à Paris, dans sa boutique-galerie d’art Le Cachemirien*, «ses» classiques, comme sa robe «pèlerin», sa tunique pantalon en khadi, ce coton que portait Gandhi, des châles rose thé, violine ou vert d’eau, ainsi que des créations uniques, pour grands soirs d’exception. Princesses, artistes, romancières et autres femmes de goût se murmurent son adresse comme on s’échange un code. Pousser la porte du Cachemirien est déjà un voyage en soi, mais partir en Inde avec celle qui est l’âme des lieux ressemble à une initiation. Aux nuances, à la splendeur des temps suspendus. Et à l’amour de ce peuple à qui Rosenda donne du travail. «’Trade, but not aid’, comme disent les Anglais… Du travail, pas la charité!» C’est ainsi qu’elle envisage son engagement en Inde. «Rien de plus simple que d’organiser des ventes au bénéfice d’un orphelinat au Cachemire, je le fais, mais c’est insuffisant. Je préfère investir dans des projets sur place.» Elle ne cherche pas à «adapter les artisans au système de distribution à l’occidentale et à la cadence effrénée des collections d’hiver et d’été». C’est elle qui s’est adaptée à eux. «Ma clientèle aussi d’ailleurs. Ces artisans travaillent quelquefois des années sur un manteau pour obtenir de l’art tissé’’ et… elle patiente». Rosenda vient tous les deux mois en Inde. Elle finance au Cachemire une quinzaine d’artisans qui tissent à domicile des pièces. A Delhi, un bureau de cinq personnes réalise ses créations. Dans les couvents de Cochin, des jeunes filles brodent sur des voiles d’organdi à sa demande. Et au Bengale, Rosenda commande de traditionnelles mousselines de coton brodées à la main, qu’elle nourrit de son inspiration. Un article paru dans «India Today» parlait de la Fondation Aranya** et de son atelier de teinture, à Munnar, créés sous l’égide de la puissante famille Tata, qui possède entre autres les vingt mille hectares de théiers alentour. Ratna Krishnakumar, dont le mari est l’un des collaborateurs directs des Tata, dirige ce lieu de vie pour les enfants handicapés de leurs récoltants. Les petits vont en classe et les jeunes adultes travaillent dans le centre de teinture naturelle de très grande qualité. Rosenda décide de s’y rendre. C’est au Kerala, l’autre Inde, tropicale et gaie, mélange exubérant de couleurs suaves et de senteurs épicées sur fond de banians et de bougainvillées. Nous l’avons suivie de Munnar, au cœur verdoyant des montagnes à thé, jusqu’à Cochin, ville-comptoir voluptueuse aux bords de la mer d’Oman, en passant par Periyar et ses plantations de cardamome, de gingembre et de poivre. «Le beau est lié pour moi au bon, je ne pourrais pas créer sans cette dimension éthique. Si je viens ici, ce n’est pas pour faire des économies sur le travail des artisans, mais parce que j’aime les rencontres et le partage». Ici, à Munnar, les vingt-deux jeunes ont appris les techniques de teinture naturelle. Et Rosenda leur apporte son air de liberté autour des bassines fumantes. «A la différence de la teinture chimique, où il n’y a jamais de hasard, la teinture naturelle, c’est de la magie. Ca marche, ça ne marche pas… L’important est d’essayer». Tandis que Ratna initie un jeune à l’impression, Rosenda fait courir sur une soie vierge ce qui lui sert de pinceau plongé dans la cire. «En Inde, on va à l’essentiel. S’il n’y a pas de pinceau, on chiffonne un peu de papier». Les pashminas ont séché dans la nuit, et le résultat dépasse toutes les espérances… «Les tissus ne sont pas de simples morceaux d’étoffe, ils racontent l’histoire du monde. Dans les Veda, le texte sacré des hindous, Ushas, l’aurore, fille du ciel, est assimilée à la trame qui tisse le jour au sortir de la nuit; Surya, le soleil, à la chaîne. On offre des tissus comme des bijoux». Rosenda avait terminé son travail, nous pouvions poursuivre notre route vers Cochin. Sur les bords des chemins, des enfants en uniforme vont à l’école. Avec le plus fort taux d’alphabétisation de l’Inde, 91%, le Kerala fait figure d’avant-garde. On sait lire, on revendique. «Comme en Italie, on peut être catholique et communiste!» Des calvaires, des images de la Vierge voisinent avec des monuments à la gloire de… Lénine! et des temples hindous, des mosquées, des églises… Un saint homme, qui a renoncé au monde, médite à l’ombre d’un eucalyptus. Une vache prend tout son temps pour traverser, les voitures attendront. On est loin des foules miséreuses aux abords des grandes villes. Tout est prétexte à fêtes, la consécration d’une église, une offrande au dieu Ganesha… N’importe quelle femme en sari a l’allure d’une reine, et les petites villageoises ressemblent à des divinités échappées du Mahabharata! La beauté est partout, tangible et inattendue. Des arbres majestueux, piqués de fleurs rouge amarante, apparaissent au hasard d’un virage. «Comment traduire cette splendeur? Pense tout haut Rosenda». A Periyar, nous traversons une réserve d’animaux sauvages. Nous descendons vers la mer, l’atmosphère s’ensorcelle dans les sous-bois des plantations d’épices. Et une vieille, ou la réincarnation de la déesse Kali, se dresse tel un cobra sur le pas de sa porte. Pour nous prévenir, mais de quoi? Etape à Pallai House, étrange lieu de villégiature au milieu de la jungle, ventilateurs au plafond et bondieuseries sulpiciennes aux murs. On y déjeune, servis par un maître d’hôtel apparu comme par enchantement dans une salle à manger victorienne, de spécialités pimentées sur une feuille de bananier, avec les doigts… Plus tard, on arrive à Cochin comme on aborde un autre monde… La ville, sorte de Tanger asiatique autrefois peuplée d’aventuriers débarqués de nulle part, est défaite, vénéneuse et romanesque en diable. Un air d’élégance surannée flotte encore dans les jardins. Mais au cœur du quartier des épices, la ferveur marchande est intacte quand il s’agit pour les hommes d’affaires en doti blanc et pieds nus de fixer en hurlant le cours du poivre pour le monde entier! A la porte d’un club anglais d’un autre temps, on s’attend à voir surgir le fantôme de Vasco de Gama, débarqué là il y a cinq siècles. Mais les riches Indiens habitent les splendides demeures de l’ancien Empire britannique et leurs clubs sont ailleurs. Quant au Dutch Palace, don des colonisateurs hollandais au raja de Cochin, il recèle les plus joyeuses fresques érotiques du XVIIIe siècle indien. A la nuit tombée, les danseurs de kathakali mimeront l’épopée de ces dieux hindous dans une cahute près de la mer… «Je cherche à traduire la tradition», explique Rosenda. Il n’y a rien d’autre à rapporter du Kerala que ces rêves d’une civilisation plusieurs fois millénaire. C’est aussi cela que Rosenda essaie, à travers son implication humanitaire «ou simplement humaine», de faire passer depuis toujours.

*Le Cachemirien, 13, rue de Tournon, 75006 Paris

    
C’est un lieu unique, une adresse discrète et chic de Saint-Germain des Prés, que l’on se transmet entre gens de goût, où se tressent les liens comme se tissent les étoffes. Elle est devenue l’escale obligée d’un cercle d’initiés venus de New York, Milan, Berlin, Monaco ou Tokyo et, bien sûr, de Paris. Cette galerie recèle des trésors d’art textile façonnés en Inde comme ce châle Taviz inspiré des étoffes talismaniques de la Cour ottomane ou cette étole Dhardar en pur pashmina reproduisant un quadrillage propre au coton du Karnataka, d’une étonnante modernité. Ici voisinent des soies khadi symboles de la non-violence enseignée par le Mahatma Gandhi, des organzas du Kerala brodés dans les couvents, de fins pashminas de la vallée du Cachemire, des mousselines de coton, et des brocards qui reflètent les lumières de Bénarès, des jamdanis, « souffles d’air tissé » en langue bengali, des spourouk et des nambou, laine feutrée, doux et bruts à la fois… Tous sont filés, tissés, brodés à la main selon l’antique tradition. Pour celle ou celui, néophyte ou expert, qui franchit le seuil, le Cachemirien réserve une réelle émotion provoquée par la subtile alchimie entre cet art aux sources du monde et la beauté d’une étoffe ou d’un vêtement qu’il investit.

Chaque saison évoque un thème, met en avant une région, offre la préférence à certaines matières, perpétuant l’âme d’un profond métissage.

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Ici soufflent l’esprit et la passion d’une créatrice inspirée, diplômée du Fashion Institut of Technology de New York, Rosenda Meer, italienne d’origine, indienne d’adoption par son mariage, il y a plus que vingt ans, avec le descendant d’une ancienne famille cachemiri.

« En cadeau de mariage, j’ai reçu l’héritage culturel d’un pays qui m’était inconnu. J’ai découvert un savoir faire ancestral et unique. Au cours de mes longs séjours et innombrables voyages, j’ai rencontré maîtres artisans et tisserands. Fascinée par leurs techniques autant que par la philosophie que sous-tend leur trame, j’ai souhaité travailler avec eux. Respectueuse de leur génie et désireuse de le faire reconnaître, je demande et obtiens d’eux le meilleur. Chez moi, à Srinagar, dans l’atelier de Delhi, à Bénarès ou à Cochin, guidée par la poésie des lieux et une quête spirituelle très personnelle, je choisis les tissus, dessine les motifs et fais fabriquer les modèles que j’ai auparavant drapés autour d’un mannequin. Des pièces uniques qui ne se plient pas à la tendance mais sont travaillées en fonction des vertus intrinsèques de l’étoffe, son caractère et son histoire, son tombé, sa finesse, les broderies qu’elle porte. Il faut être à l’écoute de la matière pour lui permettre d’exprimer toute sa vérité sans la dénaturer.

Dans ce corps à corps avec l’étoffe je me suis construite, constamment à la recherche d’un équilibre entre Orient et Occident, entre masculin et féminin, entre ombre et lumière, afin d’assouvir mon besoin d’harmonie. J’aime concevoir des habits qui bougent, tournent, coulent, se font souffles et appartiennent, comme une seconde peau, à celle ou à celui qui les habitent.

Grâce à la création, j’ai le sentiment de tirer un fil d’or entre deux mondes, de tisser des pans de paix. »

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